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Guerre Ukraine : Bernie Sanders se dit «inquiet» lorsqu’il «entend les tambours familiers de Washington»

Source: AP
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La guerre entre l’ Ukraine et la Russie pour avoir des conséquences incapables sur l’échiquier mondial. Les politiques ou diplomates avertis appellent au calme et à faire usage de la négociation entre les différents protagonistes. Cas de Bernie Sanders.

Le sénateur étasunien a déclaré que les tensions autour de l’Ukraine pourraient entraîner «la pire guerre européenne depuis 75 ans», et a considéré que le refus des Etats-Unis d’accepter le principe des «sphères d’influences» était «hypocrite».

 Dans une tribune publiée dans The Guardian le 8 février intitulée «Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter une guerre extrêmement destructrice en Ukraine», le sénateur indépendant du Vermont Bernie Sanders s’inquiète de la situation en Europe de l’Est et dénonce l’attitude des Etats-Unis.

Celui qui termina en deuxième position des primaires démocrates de 2016 et 2020 commence son propos par une mise en garde : «Les guerres ont des conséquences inattendues. Elles se déroulent rarement comme les experts nous le disent. Il suffit de demander aux responsables qui ont présenté des scénarios optimistes pour les guerres du Vietnam, d’Afghanistan et d’Irak, pour s’apercevoir qu’ils avaient terriblement tort.» Il appelle par conséquent à «travailler dur pour parvenir à une résolution […] qui soit acceptable pour l’Ukraine, la Russie, les Etats-Unis et [leurs] alliés européens – et qui empêche ce qui pourrait être la pire guerre européenne depuis plus de 75 ans».

Bernie Sanders met également en garde contre les politiques de sanctions contre la Russie et la réponse de Moscou, qui pourraient selon lui «entraîner un bouleversement économique massif, avec des répercussions sur l’énergie, les banques, l’alimentation et les besoins quotidiens des gens ordinaires dans le monde entier». «Il est probable que les Russes ne seront pas les seuls à souffrir des sanctions», prévient encore le sénateur. Je suis extrêmement inquiet lorsque j’entends les tambours familiers de Washington, la rhétorique belliqueuse qui est amplifiée avant chaque guerre Tout en affirmant sans ambages que «la personne qui est la plus responsable de cette crise imminente» est le président russe Vladimir Poutine, Bernie Sanders se dit «extrêmement inquiet» lorsqu’il «entend les tambours familiers de Washington, la rhétorique belliqueuse qui est amplifiée avant chaque guerre, exigeant que [les Etats-Unis fassent] “preuve de force”».

Bernie Sanders reconnaît la légitimité des préoccupations russes.

«Un refus simpliste de reconnaître les racines complexes des tensions dans la région sape la capacité des négociateurs à parvenir à une résolution pacifique», poursuit le président du Comité sénatorial du budget des Etats-Unis, en revenant sur l’élargissement de l’OTAN aux pays de l’ex-Union soviétique, ce que la Russie considère comme étant une menace pour sa sécurité – des préoccupations que Bernie Sanders considère être «légitimes». En vertu de [la doctrine Monroe], nous avons sapé et renversé au moins une douzaine de gouvernements Le sénateur socialdémocrate critique ensuite la vision américaine des relations internationales : «Il est hypocrite de la part des Etats-Unis d’insister sur le fait que nous n’acceptons pas le principe des “sphères d’influence”.

Au cours des 200 dernières années, notre pays a fonctionné selon la doctrine Monroe, partant du principe qu’en tant que puissance dominante de l’hémisphère occidental, les Etats-Unis ont le droit d’intervenir contre tout pays qui pourrait menacer nos prétendus intérêts.»

«En vertu de cette doctrine, nous avons sapé et renversé au moins une douzaine de gouvernements. En 1962, nous avons frôlé la guerre nucléaire avec l’Union soviétique en réponse à l’installation de missiles soviétiques à Cuba», rappelle-t-il. «Quelqu’un croit-il vraiment que les Etats-Unis n’auraient pas quelque chose à dire si, par exemple, le Mexique devait former une alliance militaire avec un adversaire [de Washington] ?», s’interroge-t-il enfin.

La Rédaction

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